« La peur et l'indifférence mordent plus profondément que tout requin. »

— Jeffrey Gallant, M.Sc., GEERG

Le Groupe d'étude sur les élasmobranches et le requin du Groenland a été officiellement fondé en 2003 suite à trois années d'expéditions inédites dans l'Atlantique-Nord (Nouvelle-Écosse), et dans le fjord du Saguenay (Québec). Aujourd'hui, les activités de recherche et de conservation du GEERG et de l'Observatoire des requins du Québec (ORQ) ne portent plus exclusivement sur le requin du Groenland, mais aussi sur les multiples espèces de requin et de raie fréquentant l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, les provinces maritimes, et l'océan Arctique.

Le requin du Groenland est le plus gros membre de la famille des Somniosidae. Il est le deuxième plus gros requin carnivore après le requin blanc et c'est le plus gros poisson des eaux arctiques. C'est aussi l'animal vertébré ayant la plus longue espérance de vie : 272 ans (Nielsen et al., 2016). De façon générale, son habitat s'étend de l'Arctique et de l'Europe du Nord jusqu'au au 32e parallèle nord dans l'océan Atlantique. ll atteint une taille énorme et malgré son apparence plutôt léthargique, c'est un prédateur capable d'élans spontanés pouvant chasser le phoque et d'autres mammifères tel le béluga sous certaines conditions. (*même longueur)

Le requin du Groenland est très rarement observé à cause de son habitat bathybenthique inaccessible aux plongeurs. Les premières photos d'un spécimen vivant ont été prises en Arctique en 1995, et les premières images vidéo de ce requin évoluant dans un contexte naturel ont été prises dans l'estuaire du Saint-Laurent par l'équipe actuelle du GEERG en 2003.

Nous étudions l'animal vertébré avec la plus longue durée de vie sur la planète, le requin du Groenland, depuis 1999. Aidez-nous à en faire plus.

Le Groupe d'étude sur les élasmobranches et le requin du Groenland est un organisme à but non-lucratif et une oeuvre de bienfaisance enregistrée qui requiert une aide financière de corporations et d'individus afin d'effectuer ses travaux de recherche et d'éducation. Tous les dons reçus sont déductibles d'impôts au Canada (No. d'enregistrement à l'Agence du revenu du Canada : 834462913RR0001).

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(Français ici-bas) North Shore of the St. Lawrence (Côte-Nord), I love you! After having changed the course of my life with the Greenland shark in Baie-Comeau, you once again warm this scientist’s heart thanks to the Chouinard-Brousseau family in Baie-Trinité. This new page of my North Shore adventure opened in August. While Kathy Brousseau and her son Justin were beach-combing for sharp stones to make a spear, they came across an odd-looking pointy object half-buried in the sand. Justin straight away told his mother that it looked like a shark tooth. That same evening, his father—Pascal Chouinard—told me the story backed by photos that left me speechless. It was obviously a shark tooth and not from just any species: it was from the most famous shark of them all, the white shark, which hasn’t been officially documented on the North Shore of the St. Lawrence since 1949! As soon as I'd set foot inside the discoverers’ cottage last Sunday, I examined the tooth closely and the verdict was without appeal. I was holding in my hand the eroded remnant of a smile from Carcharodon carcharias that had washed ashore a stone's throw from Rocher des Pommes de Terre (Potato Rock), and only a short distance from nearby Islets-Caribou where two white sharks were observed in 1942 and 1943. Tossed about and battered for an indefinite period of time by the raging storms and ice of the Gulf, the tooth will migrate once more and against all odds back to the tropics where it used to wait out the North Atlantic winter. This time, however, it will be for a DNA test and to be dated at a university research facility in Florida. What secrets will it reveal? Will we discover the shark’s lineage? Did it witness the many shipwrecks that occurred at the demarcation between the Gulf and the St. Lawrence Estuary? Thank you so very much to the Chouinard-Brousseau family for entrusting me with this unexpected treasure for the duration of the tests and thus contribute to the advancement of knowledge on this much-maligned and endangered shark. To be continued… — Jeffrey Gallant, M.Sc., Scientific Director of GEERG and of the Quebec Shark Observatory

(Français)
Côte-Nord, je t’aime ! Après avoir changé le cours de ma vie avec le requin du Groenland à Baie-Comeau, voilà que tu combles à nouveau mon cœur de scientifique grâce à la famille Chouinard-Brousseau à Baie-Trinité. Cette nouvelle page de mon aventure nord-côtoise s’ouvre en août. Alors que Kathy Brousseau et son fils Justin scrutent la plage à la recherche de pierres pointues pour confectionner une lance, voilà qu’ils tombent sur un étrange objet tranchant à demi enfoui dans le sable. Justin dit dès lors à sa mère que cela ressemble à une dent de requin. Le soir même, son père— Pascal Chouinard—me raconte l’histoire avec pour preuve des photos qui me laissent bouche bée. C’est de toute évidence une dent de requin et non le moindre : elle provient du plus célèbre des squales au monde, le requin blanc, qui n’a pas été officiellement recensé sur la Côte-Nord depuis 1949 ! Sitôt rendu au chalet des sympathiques découvreurs dimanche dernier, je m’empresse d’examiner la dent de près et le verdict est sans appel. Je tiens dans ma main un bout de sourire érodé de Carcharodon carcharias qui s’est échoué à quelques encablures du Rocher des Pommes de Terre, non loin du lieu d’observation de deux requins blancs aux Islets-Caribou en 1942 et 1943. Brassée pendant une période indéterminée par les tempêtes et les glaces impitoyables du golfe, la dent migrera à nouveau et contre tout espoir vers les tropiques où elle passait jadis ses hivers. Cette fois-ci, ce sera pour subir un test d’ADN et pour être datée dans un centre de recherche universitaire en Floride. Quels secrets nous révélera-t-elle ? Connaîtrons-nous la lignée du requin ? A-t-elle été témoin des multiples naufrages survenus à la démarcation entre le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent ? Merci infiniment à la famille Chouinard-Brousseau de me faire confiance avec ce trésor inespéré le temps de réaliser les tests et ainsi contribuer à l’avancement des connaissances sur ce requin mal-aimé et en voie de disparition. À suivre… — Jeffrey Gallant, M.Sc., Directeur scientifique du GEERG et de l’Observatoire des requins du Québec
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