Requin blanc aux Îles-de-la-Madeleine
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

30 juillet 2026 | POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Multiples détections de requins blancs dans le golfe du Saint-Laurent : une mise en contexte scientifique

Les observations actuelles demeurent conformes à la tendance saisonnière établie et n’indiquent pas, à ce stade, une saison exceptionnelle.

Note éditoriale : Les récentes détections, dans le golfe du Saint-Laurent, de plusieurs requins blancs munis de balises satellite ont suscité un vif intérêt auprès du public et des médias. Bien que ces observations soient dignes d’intérêt, le présent communiqué vise à les situer dans leur juste contexte scientifique. Les données disponibles ne démontrent pas, à ce stade, que la saison 2026 soit exceptionnelle ni que le niveau de risque pour le public ait changé de façon importante. Son objectif n’est ni de rassurer sans fondement ni de susciter l’alarme, mais de distinguer les observations documentées des inférences, de reconnaître les incertitudes et d’encourager des comportements responsables. La couverture médiatique, particulièrement les titres, devrait préserver ces distinctions. Les médias peuvent reproduire ce communiqué en tout ou en partie, pourvu que son contexte scientifique et le sens voulu soient préservés.

⚠ CONTACT MÉDIAS : Aucune entrevue ne sera accordée relativement au présent communiqué. Les médias sont autorisés à reproduire intégralement le contenu de ce texte, y compris les commentaires personnels du directeur scientifique de l’Observatoire des requins du Saint-Laurent.

Drummondville, QC, le 30 juillet 2026

L’Observatoire des requins du Saint-Laurent (ORS) a reçu de nombreuses demandes d’entrevue à la suite de la détection récente, dans le golfe du Saint-Laurent, de plusieurs requins blancs munis de balises OCEARCH [1]. Bien que la détection de plusieurs requins balisés sur une période relativement courte ait naturellement attiré l’attention, les observations rapportées à ce jour semblent conformes à la tendance saisonnière documentée au cours des derniers étés.

Selon les observations à long terme de l’ORS et de récentes études évaluées par les pairs [2,3], les requins blancs sont devenus des visiteurs saisonniers réguliers des eaux du Québec et de l’Atlantique canadien, particulièrement dans les régions abritant d’importantes populations de phoques gris. Une analyse systématique de données de télémesure acoustique a révélé, à partir de la période 2019, une augmentation de la probabilité que des requins blancs balisés migrent vers les eaux du Québec et de l’Atlantique canadien, ainsi qu’un allongement de la période saisonnière de détection. Bien que ces données témoignent d’une fréquentation accrue des eaux nordiques par l’espèce, elles ne permettent ni d’établir combien de requins blancs se trouvent actuellement dans le golfe ni de démontrer que la saison 2026 est sans précédent.

« Le retour saisonnier du requin blanc suscite naturellement l’attention du public, mais notre responsabilité, en tant que scientifiques, consiste à interpréter ces observations dans leur juste contexte écologique. Selon les données actuellement disponibles, la saison en cours semble s’inscrire dans la tendance observée au cours des dernières années plutôt que présenter un caractère exceptionnel. »

— Jeffrey Hay Gallant, directeur scientifique de l’ORS

Les requins détectés par satellite ne représentent qu’une faible fraction de la population

L’ORS met en garde contre l’interprétation du nombre de requins blancs munis de balises satellite détectés dans le golfe comme une mesure directe du nombre total de requins présents. Seul un échantillon restreint et non aléatoire de la population de requins blancs de l’Atlantique Nord-Ouest porte des balises SPOT dont les positions peuvent apparaître sur les plateformes publiques de suivi. La composition de cet échantillon évolue à mesure que de nouveaux requins sont balisés et que d’anciennes balises cessent de transmettre ; elle ne reflète donc pas nécessairement la répartition par âge ou par sexe de l’ensemble de la population. Les autres systèmes de télémesure ne sont pas représentés de la même manière sur ces plateformes : les émetteurs acoustiques ne sont détectés que lorsque les requins passent à proximité de récepteurs sous-marins compatibles, tandis que les balises PSAT enregistrent et conservent les données pendant qu’elles sont fixées à l’animal, puis les transmettent après s’en être détachées et être remontées à la surface. Elles ne fournissent donc pas de positions publiques continues comparables à celles produites par les balises SPOT.

Une balise SPOT (Smart Position and Temperature) fixée à la nageoire dorsale ne transmet au système satellitaire Argos que lorsqu’elle se trouve à la surface. Le calcul d’une position nécessite généralement plusieurs transmissions consécutives pendant le passage d’un satellite ; de nombreuses remontées à la surface ne permettent donc pas d’établir une position. La programmation des transmissions, la disponibilité des satellites, le comportement du requin en surface, l’état de la balise et les conditions environnementales peuvent tous influer sur les positions enregistrées.

Par conséquent, les requins figurant sur les plateformes publiques de suivi constituent un échantillon utile, mais incomplet, d’une population beaucoup plus vaste. Un nombre accru de détections peut refléter un plus grand nombre de balises actives ou de transmissions réussies, et non nécessairement un plus grand nombre de requins dans le golfe. Inversement, l’absence de détections par satellite ne constitue pas une preuve de l’absence de requins blancs. Bien que les plateformes publiques de suivi soient utiles pour suivre certains individus balisés, elles ne constituent pas des recensements de population.

— Infographie © ORS | Tous droits réservés

Interprétation scientifique

Les détections actuelles s’inscrivent dans une augmentation plus générale de la présence des requins blancs documentée dans les eaux de l’Atlantique canadien au cours de la dernière décennie [2,3]. Les mécanismes à l’origine de cette évolution demeurent toutefois indéterminés. Parmi les facteurs plausibles et susceptibles d’interagir figurent la protection légale et le rétablissement de la population, les changements dans la répartition et l’abondance des phoques gris et des poissons-proies, l’évolution des conditions océanographiques, la redistribution au sein de l’Atlantique Nord-Ouest, l’intensification du suivi scientifique et l’amélioration de la documentation par le public.

De récentes recherches suggèrent que la croissance naturelle de la population ne suffit vraisemblablement pas, à elle seule, à expliquer la rapidité de l’augmentation des détections observée dans l’Atlantique canadien, ce qui laisse supposer que la redistribution et les changements environnementaux jouent un rôle important. Parallèlement, aucun facteur pris isolément, y compris l’abondance des phoques ou la température de l’océan, ne permet d’expliquer à lui seul la tendance observée [2]. Les transmissions satellitaires de 2026 ne permettent donc pas, à elles seules, d’estimer l’abondance des requins, d’isoler une cause ou de conclure à des conditions écologiques inhabituelles.

Cette distinction est importante, car la présence, la détection et l’abondance correspondent à des mesures différentes. Un requin peut être présent sans être détecté, un requin balisé peut transmettre à plusieurs reprises et les changements dans l’effort de suivi peuvent modifier le nombre de détections enregistrées même lorsque la population elle-même demeure inchangée. Les comparaisons d’une année à l’autre doivent tenir compte de ces limites.

L’écologie du requin blanc est complexe et notre compréhension continue d’évoluer

Plus de deux décennies de recherches menées par l’ORS, notamment des travaux de terrain, des recherches historiques et archivistiques ainsi que des études moléculaires en cours, convergent avec les données archéologiques, les savoirs autochtones et la littérature évaluée par les pairs : le requin blanc est de plus en plus reconnu comme faisant depuis longtemps partie du milieu marin de l’Atlantique canadien et de l’ensemble de la région du golfe du Saint-Laurent. Des dents de requin blanc découvertes dans des contextes funéraires et cérémoniels de la péninsule des Maritimes datent d’environ 5 000 à 950 ans avant le présent, attestant d’une relation entre humains et requins s’étendant sur plusieurs millénaires [4,5]. Ces sources ne permettent toutefois pas d’estimer l’abondance historique de l’espèce, dont la répartition et la fréquence ont presque certainement varié au fil du temps.

Pour cette raison, l’ORS invite à la prudence lorsqu’il s’agit d’interpréter, de partager ou de prendre pour acquis des explications simplifiées du comportement des requins, qu’elles soient diffusées sur les réseaux sociaux, dans les médias ou par d’autres sources publiques. Les écosystèmes marins s’expliquent rarement par un seul facteur, et une communication scientifique responsable doit établir une distinction claire entre les connaissances établies, les hypothèses éclairées, les observations préliminaires et les opinions personnelles.

L’information concernant les requins circule aujourd’hui rapidement, et le public est souvent exposé à deux discours opposés, mais tout aussi trompeurs : le requin blanc y est présenté soit comme un danger imminent, soit comme un animal totalement inoffensif. Aucun de ces extrêmes ne correspond aux données disponibles. Les requins blancs ne présentent pas un comportement unique, simple ou universellement prévisible. Leur comportement à un moment donné peut être influencé par les conditions environnementales, la disponibilité des proies, la présence de concurrents ou d’autres facteurs d’attraction, le moment de la journée, le stade de vie, les expériences antérieures et les différences comportementales individuelles. Aucune règle universelle ne permet de prédire avec fiabilité comment chaque requin se comportera dans toutes les situations.

« L’un des plus grands défis actuels ne réside pas dans un manque d’information, mais dans l’abondance d’informations simplifiées à l’excès. La bonne science ne remplace pas un mythe par un autre. Elle reconnaît la complexité, distingue les données probantes des opinions et demeure transparente quant aux incertitudes qui subsistent. »

— Jeffrey Hay Gallant, directeur scientifique de l’ORS

Reconnaître l’incertitude n’est pas une faiblesse de la science. C’est une condition essentielle de la rigueur scientifique. Les interprétations doivent évoluer à mesure que de nouvelles données deviennent disponibles, et de nombreuses questions subsistent quant à l’abondance des requins blancs, à leur utilisation de l’habitat, à leurs déplacements et à leur écologie saisonnière dans les eaux du Québec et de l’Atlantique canadien.

Un événement suscitant l’intérêt des médias n’est pas nécessairement inhabituel

La détection, sur une courte période, de plusieurs requins blancs munis de balises satellite suscite légitimement l’intérêt des médias et fournit de précieux renseignements sur les déplacements de ces individus. D’un point de vue scientifique, toutefois, ces observations semblent conformes à une tendance saisonnière devenue familière au cours des dernières années. Une couverture médiatique répétée qui omet ce contexte peut involontairement amplifier la perception du caractère inédit de la situation et susciter une inquiétude injustifiée. À l’inverse, des propos rassurants non étayés peuvent être tout aussi contre-productifs en favorisant un relâchement de la vigilance.

Le risque statistique d’un incident impliquant un requin dans les eaux canadiennes demeure faible à très faible dans la plupart des circonstances, mais il n’est pas nul et varie selon les conditions [5]. Les usagers du milieu marin devraient demeurer attentifs aux conditions locales, éviter, dans la mesure du possible, les fortes concentrations de phoques et les eaux troubles, porter attention aux comportements inhabituels de la faune et consulter des sources d’information vérifiées.

L’attitude appropriée n’est ni la peur ni l’insouciance, mais une vigilance proportionnée : reconnaître que les requins blancs sont des visiteurs saisonniers, tenir compte des conditions susceptibles d’accroître le risque et prendre des décisions éclairées lors d’activités en milieu marin.

Une coexistence responsable exige également de respecter les animaux eux-mêmes ainsi que les protections juridiques dont ils bénéficient. Les requins blancs sont protégés par la Loi sur les espèces en péril du Canada. Ils ne doivent jamais être poursuivis, harcelés, appâtés, approchés intentionnellement ou dérangés pour prendre des photographies ou des vidéos, ou encore pour produire du contenu destiné aux médias sociaux [6].

Commentaire

« Un événement peut susciter l’intérêt des médias sans nécessairement être inhabituel d’un point de vue biologique. Les récentes détections constituent une occasion d’améliorer la compréhension du public, et non d’alimenter la peur ou l’insouciance.

Notre rôle n’est pas de rassurer ni d’alarmer le public. Il consiste à expliquer ce que révèlent les données, à reconnaître ce qui demeure incertain et à fournir le contexte scientifique nécessaire pour permettre à chacun de prendre des décisions éclairées et d’apprendre à coexister de manière responsable avec l’un des prédateurs marins les plus remarquables du Canada. »

— Jeffrey Hay Gallant, directeur scientifique de l’ORS

Pour en savoir plus

Les lecteurs souhaitant mieux comprendre les requins et leurs interactions avec les humains sont invités à consulter le Registre canadien des attaques de requins et la publication qui l’accompagne, Comprendre les interactions avec les requins au Canada. Ensemble, ces ressources présentent le contexte scientifique, des évaluations d’incidents fondées sur des données probantes, l’interprétation des comportements, l’évaluation des risques et des conseils pratiques de sécurité adaptés aux eaux canadiennes.

En privilégiant la connaissance, le respect et la coexistence plutôt que la peur ou le déni, ces ressources contribuent à une approche éclairée de la sécurité publique ainsi qu’à la conservation des requins.

⚠Aucune entrevue ne sera accordée sur ce sujet

L’Observatoire des requins du Saint-Laurent ne participe généralement pas aux entrevues médiatiques, qu’elles soient réalisées en direct ou enregistrées, par téléphone, par vidéoconférence ou en personne. En tant qu’organisme scientifique indépendant et entièrement bénévole, l’ORS communique principalement au moyen de communiqués de presse, de déclarations écrites et de documents d’information. Des exceptions peuvent être envisagées lorsqu’un sujet revêt une importance scientifique, présente un caractère véritablement nouveau ou urgent, et que les disponibilités de l’organisme le permettent.

Cette approche privilégiant les communications écrites repose sur plus de vingt-cinq années d’expérience auprès des médias. Elle permet d’examiner attentivement des informations complexes ou en évolution, de les présenter avec tout le contexte et les nuances nécessaires, puis de les consigner dans une source datée et vérifiable. Cette rigueur est particulièrement importante lorsqu’il est question du requin blanc et de sécurité publique, domaines où le choix des mots peut influer considérablement sur la perception du risque et où les distinctions entre les connaissances établies, les observations préliminaires, les hypothèses éclairées et les incertitudes doivent demeurer claires.

Un sujet peut légitimement susciter l’intérêt du public ou des médias sans constituer une avancée scientifique nouvelle ou exceptionnelle. L’ORS évalue donc les demandes en fonction de leur pertinence scientifique, de leur urgence, de ses engagements opérationnels et des limites pratiques d’un organisme entièrement bénévole. L’ORS ne commente pas les reportages ou les incidents liés aux requins survenant à l’extérieur du Canada, les sujets sans lien avec ses recherches dans le Saint-Laurent, ni les incidents traumatiques impliquant des requins.

Lorsqu’aucune publication existante ne traite adéquatement d’un sujet, les journalistes peuvent soumettre des questions précises par écrit au moyen de la page officielle de contact. L’ORS peut y répondre lorsque sa charge de travail le permet; l’envoi d’une demande ne garantit ni une réponse ni une entrevue. La Politique de communication avec les médias complète peut être consultée en ligne.

L’ORS continuera de surveiller l’activité des requins blancs tout au long de la saison et publiera d’autres mises à jour factuelles si les données scientifiques le justifient.

Jeffrey Gallant, M. Sc.
Fondateur et directeur scientifique
Observatoire des requins du Saint-Laurent

À propos de l’Observatoire

L’Observatoire des requins du Saint-Laurent (ORS), officiellement fondé en 2003 sous le nom de Groupe d’étude sur les élasmobranches et le requin du Groenland (GEERG), est le premier groupe de recherche indépendant et organisme de bienfaisance enregistré au Canada consacré aux requins. Entièrement géré par des bénévoles, l’ORS se consacre à l’étude scientifique, à la conservation et à la compréhension publique des requins qui fréquentent le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent.

En 2025, l’organisme a souligné le 25e anniversaire de sa première expédition sur le terrain, marquant ainsi un quart de siècle d’engagement envers la recherche et la conservation des requins dans le Saint-Laurent et l’Atlantique canadien. Au cours de son histoire, l’ORS a réalisé de nombreuses premières canadiennes et internationales dans le domaine de la recherche sur les requins, notamment grâce à ses travaux pionniers sur le requin du Groenland. En 2022, l’ORS a également fondé le Registre canadien des attaques de requins, la première initiative scientifique au Canada consacrée à la documentation et à l’évaluation des interactions entre les requins et les humains dans les eaux canadiennes.

Grâce à des recherches novatrices et non invasives intégrant les sciences de terrain, les archives historiques, l’archéologie, les savoirs autochtones et les techniques moléculaires modernes, l’ORS cherche à faire progresser la compréhension des requins, passés et présents, tout en diffusant une information rigoureuse, fondée sur des données probantes et exempte de sensationnalisme et de désinformation. En plus de ses activités de recherche et de conservation, l’organisme participe activement à l’éducation et à la sensibilisation du public, particulièrement auprès des jeunes, qu’il considère comme les futurs gardiens des requins et des océans.

Pour en savoir davantage sur l’histoire, la mission, les recherches, les publications et l’équipe de l’Observatoire des requins du Saint-Laurent, veuillez consulter la page À propos de l’organisme.

RÉFÉRENCES

(1) Public telemetry data available through the OCEARCH Shark Tracker: https://www.ocearch.org/tracker
(2) Allegue, H., Bordeleau, X., Winton, M. V., Skomal, G. B., Joyce, W., Barajas, V. L., Trudel, M., & Bowlby, H. D. (2025). Systematic assessment of the increasing presence of white sharks in Atlantic Canadian waters. Marine Ecology Progress Series, 761, 145–161.
(3) Bastien, G., Barkley, A., Chappus, J., Heath, V., Popov, S., Smith, R., Tran, T., Currier, S., Fernandez, D. C., Okpara, P., Owen, V., Franks, B., Hueter, R., Madi19gan, D. J., Fischer, C., McBride, B., & Hussey, N. E. (2020). Inconspicuous, recovering, or northward shift: Status and management of the white shark (Carcharodon carcharias) in Atlantic Canada. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences, 77(10), 1666–1677.
(4) Betts, M. W., Blair, S. E., & Black, D. W. (2012). Perspectivism, Mortuary Symbolism, and Human-Shark Relationships on the Maritime Peninsula. American Antiquity, 77(4), 621–645.
(5) Gallant, J. H. (2026b). Understanding shark interactions in Canada. St. Lawrence Shark Observatory.
(6) Fisheries and Oceans Canada. (2025). Recovery strategy for the white shark (Carcharodon carcharias) in Atlantic Canadian waters. Species at Risk Act Recovery Strategy Series.

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Requin blanc échoué près du parc national de
Kouchibouguac, Nouveau-Brunswick
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