23.02.2012
NOUVEAU RECORD DE PROFONDEUR POUR UN REQUIN DORMEUR
Par Jeffrey Gallant, GEERG




L’observation d’un requin dormeur près d'une plate-forme pétrolière brésilienne à la profondeur de 2774 m (9100 pi) serait un nouveau record pour un requin du genre Somniosus.

Le squale initialement identifié comme étant un requin du Groenland serait plutôt un requin dormeur austral. À ce jour, il y aurait au moins trois requins dormeurs de grande taille (>6m) et 15 de petite ou de moyenne taille à travers le monde. En présumant que les distributions du requin du Groenland (Somniosus microcephalus) et du requin dormeur du Pacifique (Somniosus pacificus) s’étendent jusqu’au Brésil, la profondeur de 2774 m (9100 pi) établirait une nouvelle marque pour ces deux espèces.

Très peu de connaissances existent sur le requin dormeur austral (Somniosus antarcticus). Toutefois, même s’il atteignait les mêmes profondeurs que les deux autres dormeurs de grande taille, aucune observation en ce sens n’a encore été rapportée. Enfin, certaines petites espèces de requins dormeurs, y compris le requin portugais (Centroscymnus coelolepis) ont été observées à des profondeurs atteignant jusqu’à 3675 m.


La plus profonde observation confirmée d’un requin du Groenland a eu lieu à 2200 m au large de la Géorgie en 1988. Cependant, un requin dormeur de grande taille (genre Somniosus) a été filmé à 2700 m près d’une plate-forme pétrolière dans le golfe du Mexique en 2007. L’observation brésilienne de l’équipage du Stena DrillMAX à 2774 m le 11 février 2012 établirait donc un nouveau record pour les trois plus grands requins dormeurs.

La pression à cette profondeur était de 4050 PSI (277 BAR), ce qui dépasse le point de rupture de la plupart des cylindres de plongée sous-marine. À titre comparatif, la pression à l'intérieur d'un pneu d'automobile varie de 32 à 35 PSI.

Les requins dormeurs de grande taille (>6m) se ressemblent tellement qu'il n'existe encore aucun moyen fiable de les différencier visuellement. Afin de confirmer l’espèce d’un spécimen en zone de chevauchement ou hors de sa distribution géographique connue, il faudrait prélever un échantillon de tissu et faire un test d'ADN.



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