INSTITUT DE RECHERCHE SUR LES REQUINS (SRI CANADA)
Accueil | Plan du site | English
 
DERNIÈRE MISE À JOUR: 05/2010
MissionRecherchePublicationsRequinsEquipe et partenairesDonsActualitésContact
       
 

Un requin du Groenland passant près d'anémones plumeuses (Metridium senile) dans l'estuaire du Saint-Laurent. Photo © Jeffrey Gallant / GEERG (Tous droits réservés).


Somniosus microcephalus

(Bloch et Schneider, 1801)

Le requin du Groenland est le plus gros membre de la famille des Somniosidae. Il est le deuxième plus gros* requin carnivore après le requin blanc et c'est le plus gros poisson des eaux arctiques. De façon générale, son habitat s'étend de l'Arctique à la Géorgie. ll atteint une taille énorme et malgré son apparence plutôt léthargique, c'est un prédateur foudroyant qui chasse le phoque et d'autres mammifères. (*même longueur)

Le requin du Groenland est très rarement observé à cause de son habitat bathybenthique inaccessible aux plongeurs. Les premières photos d'un spécimen vivant ont été prises en Arctique en 1995, et les premières images vidéo de ce requin évoluant dans un contexte naturel ont été prises dans l'estuaire du Saint-Laurent par l'équipe actuelle du GEERG en 2003.

Le Dr Chris Harvey-Clark filme un requin du Groenland dans l'estuaire du Saint-Laurent, au Québec. Photo © Jeffrey Gallant / GEERG (Tous droits réservés)

Carte de distribution provisoire pour Somniosus microcephalus compilée par le GEERG. Les détails de chacune des observations (type d'observation, profondeur, etc.) seront affichés à une date ultérieure. Cette carte ne présente pas de données pour l'Europe ni pour la région médio-Atlantique. Pour des ajouts ou pour rapporter vos observations, veuillez nous contacter : info@geerg.ca

Nom scientifique :
Somniosus microcephalus* (Bloch & Schneider, 1801)
somniosus : du latin [somnus] + [osus] = sommeil (plein de)
microcephalus : micro + grec [kephalē] = petite tête
*Dormeur à petite tête

Noms communs :
Laimargue
Requin du nord
Requin noir
Requin dormeur
Requin de fond
Requin de glace
Requin du Saguenay
Skalugsuak (Inuktitut)
Iqalugjuaq (Inuktitut)

Greenland shark (Angl.)
Sleeper shark (Angl.)
Ground shark (Angl.)
Grey shark (Angl.)
Gurry shark (Angl.)
Ground shark (Angl.)
Grey shark (Angl.)
Gurry shark (Angl.)

Le requin du Groenland est souvent appelé «requin de fond» par des pêcheurs du Saint-Laurent et du Saguenay au Québec.

Longueur maximale : Jusqu'à 7.3m (24')
Longueur moyenne : 2.5m à 4.5m (8' à 15')
Poids : Jusqu'à 1100 kg (2500 lbs)

Le requin du Groenland a un corps cylindrique. Il n'a pas de nageoire anale. Une carène caudale est présente sur la base caudale. La tête est petite par rapport au reste du corps. Deux larges spiracles se trouvent au-dessus et légèrement en retrait des yeux.

Requin du Groenland © Jeffrey Gallant

Requin du Groenland © Jeffrey Gallant

Requin du Groenland © Jeffrey Gallant

Requin du Groenland © Jeffrey Gallant

(Ci-dessus) Requins du Groenland dans l'estuaire du Saint-Laurent. Photos © Jeffrey Gallant / GEERG (Tous droits réservés). (Ci-dessous) Un requin du Groenland montrant des marques d'abrasion sur le museau et la bouche nage à quelques centimètres seulement du fond. Photo © Jeffrey Gallant / GEERG (Tous droits réservés).

 

Ses nageoires dorsales (2) sont petites et sans épines. La première dorsale n'est pas en plein centre du dos. La base des deux dorsales est moins large que sa partie centrale. La nageoire caudale est asymétrique. Ses yeux sont ronds et petits et présentent normalement un parasite, sauf dans le cas des spécimens observés par le GEERG dans le Saint-Laurent en 2003 & 2004, qui ne présentaient aucun parasite.

La peau peut être brune, grise ou un mélange tacheté des trois. Son museau blanchi (voir photo) porte souvent des marques d'abrasion résultant de sa quête de nourriture sur le fond.

Le requin du Groenland est un prédateur opportuniste qui mangera à peu près tout ce qu'il trouve sur son chemin, mort ou vivant.

CONTENU STOMACAL VÉRIFIÉ

Poissons : aiglefin, anguilles, capelan, chaboisseaux, flétan atlantique, flétan du Groenland (turbot), goberge, grenadier, hareng, loquette, loup atlantique, loup tacheté, lycodes, morues, omble chevalier, poule de mer (lompe), raies et autres requins, saumon atlantique, sébastes.

Mammifères : bélouga, marsouin, narval, phoques, et restes d'animaux dont le chien, le cheval et le renne.

Invertébrés : buccins, calmars, crustacés, étoiles de mer (dont les soleils de mer et les ophiures), gastéropodes, méduses, oursin, pieuvre.

Autres : Restes d'oiseaux, algues.

CONTENU STOMACAL NON VÉRIFIÉ

Mammifères : Le requin du Groenland aurait été observé à chasser le caribou à la manière d'un crocodile à l'embouchure d'une rivière du grand nord canadien.

Le phoque gris (Halichoerus grypus), aussi connu sous le nom de loup de mer, est une proie fréquente du requin du Groenland dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, ainsi qu'à l'Île de Sable, en Nouvelle-Écosse. Photo © Jeffrey Gallant / GEERG (Tous droits réservés)

Un requin du Groenland suspendu au quai des Pilotes de Les Escoumins, dans l'estuaire du Saint-Laurent. Photo courtoisie Luc Tremblay (Tous droits réservés).

L'habitat du requin du Groenland s'étend de l'Arctique à l'Europe du Nord, et du nord-est de l'Amérique jusqu'en Géorgie, en passant par le Saint-Laurent et le fjord du Saguenay. D'ailleurs, c'est le seul requin qui tolère les températures arctiques à l'année. Dans le cas du Saguenay, la présence du requin a été enregistrée dans les quatre saisons, et non seulement en hiver, ce qui est plausible vu la grande profondeur (près de 300m) du fjord. La température de l'eau est un facteur crucial pour ce requin. Il préfère les eaux froides (-0,6°C à 12°C) et sa migration verticale dépend des saisons. En été, il se retrouve normalement à très grande profondeur (jusqu'à 2200m*) où les eaux sont plus froides. En hiver, il s'approche des eaux de surface qui sont plus froides que les eaux de fond.

Les observations effectuées par le GEERG à Baie-Comeau remettent en question les migrations saisonnières et quotidiennes du requin du Groenland. La raison de ses déplacements demeure inconnue.

* Observé à partir d'un submersible sur l'épave du SS Central America (1988)

Le fjord du Saguenay à la hauteur du cap Éternité, site de l'Opération Skalugsuak II en 2002. La hauteur de formations rocheuses à gauche est d'environ 300 m (1,000 pieds). La distance séparant les deux rives approche 2 kilomètres. Photo courtoisie Jacques Desbiens (Tous droits réservés)

La cage anti-requin du GEERG est transportée sur la glace par la chenillette du Parc national du Saguenay à Rivière Éternité. Photo © Jeffrey Gallant / GEERG (Tous droits réservés)

Peu d'études ont été effectuées sur la reproduction du requin du Groenland. Il est ovovivipare, i.e., les oeufs se développent et éclosent à l'intérieur de la femelle. Elle pourrait mener à terme environ 10 petits requins mesurant près de 40 cm à la fois. L'accouplement et la mise à bas n'ont jamais été observés.

Les femelles observées par le GEERG dans le Saint-Laurent présentaient toutes des marques d'accouplement sur la partie caudale (voir photo). Lorsque vient le temps de s'accoupler, le mâle fait soumettre la femelle en mordant sa peau qui est deux fois plus épaisse que la sienne.

Cicatrices sur le pédoncule caudal d'une femelle dans l'estuaire du Saint-Laurent. Image vidéo © Chris Harvey-Clark (Tous droits réservés)

Une seule étude non exhaustive a démontré que le requin du Groenland croit de 0,5 à 1 cm par an. Un requin capturé puis étiqueté au Groenland en 1936 fut recapturé en 1952. En 16 ans, le requin n'avait allongé que 6 centimètres. On peut donc lancer l'hypothèse qu'un requin mature de 7 mètres de longueur pourrait être âgé de plus de 200 ans. Le requin du Groenland pourrait donc être l'animal vertébré ayant la plus longue espérance de vie au monde.

Le parasite le plus communément associé avec le requin du Groenland est le copépode Ommatokoita elongata. Il s'attache à l'un ou aux deux yeux entraînant des lésions de la cornée et l'aveuglement partiel de l'animal. Toutefois, même s'il était complètement dépourvu de sa vision, le requin du Groenland pourrait facilement survivre grâce à ses autres sens lui permettant de localiser ses proies.

Aussi, comme il vit à très grande profondeur et souvent sous la glace, son habitat est d'une obscurité totale et ses yeux lui sont inutiles. Certains croient que le copépode est bioluminescent et qu'il attire des proies vers le requin. Ceci n'a jamais été prouvé. Enfin, la majorité des requins observés par le GEERG dans le Saint-Laurent ne sont pas parasités par Ommatokoita elongata.

En 2004, un chercheur du GEERG a observé une lamproie marine (Petromyzon marinus) parasitant un requin du Groenland à Baie-Comeau, dans l’estuaire du Saint-Laurent. (Voir le rapport ci-dessous)

Gallant, J., C. Harvey-Clark, R.A. Myers, and M.J.W. Stokesbury. 2005. Sea lamprey (Petromyzon marinus) attached to a Greenland shark (Somniosus microcephalus) in the St. Lawrence Estuary, Canada. Northeastern Naturalist. 2006 13(1):35–38. TÉLÉCHARGER PDF (4 Mo)

La dentition du requin du Groenland est bien particulière. Les dents du haut, pointues et non serratées (pas en dent de scie), servent à piquer sa proie et à la garder en place. Les dents du bas, larges et carrées, servent à découper la proie moyennant un mouvement circulaire de la tête. Ce faisant, le requin découpe un « bouchon » de chair à sa proie lorsqu'il ne peut l'avaler tout rond.

Ce comportement à été filmé par l'équipe du Dr George Benz à l'île de Baffin. Ce type de blessure sur les mammifères marins est la signature du requin du Groenland (Voir l'Île de Sable). Les dents du haut sont au nombre de 48 à 52 et les dents du bas de 50 à 52. Les proies plus petites sont simplement aspirées.

(En haut à gau.) Macheoires d'un requin du Groenland. Photo © GEERG (Tous droits réservés). (Ci-dessus) La dentition du requin du Groenland. Image: Fishes of the North Western Atlantic (1948)

Les attaques attribuables au requin du Groenland sont extrêmement rares. Or, il vit en eau si profonde et si inhospitalière aux humains qu'il ne rencontre jamais de nageurs ni de plongeurs. Il serait donc très imprudent de le juger inoffensif pour l'homme en ne se fiant qu'aux quelques statistiques qui existent. Au cours des seules rencontres naturelles vérifiées entre plongeur et requin à ce jour (Saint-Laurent, 2003), des spécimens ont été observés à scruter l'embarcation de plongée à partir de la surface. Encore plus alarmant, un requin a suivi une équipe de plongée jusqu'à la surface. Cette dernière situation laisse croire à un repérage visuel d'un prédateur de phoque.

INCIDENTS

En 1940, un agent de la faune a été traqué pendant de longues minutes par un requin du Groenland alors qu'il marchait sur la banquise à l'île aux Basques dans le Saint-Laurent. Le comportement du requin laisse croire qu'il chassait un phoque bien vivant.

Vers 1859, une jambe humaine aurait été trouvée dans le contenu stomacal d'un requin du Groenland pêché à Pond Inlet, sur l'île de Baffin.

Une légende fréquemment citée relate la mésaventure d'une famille amérindienne qui aurait été attaquée lors d'une excursion en canoë sur le Saint-Laurent en 1848. Ils auraient survécu à une attaque de requin du Groenland en sacrifiant l'un des enfants au prédateur. Une autre version de cette même histoire se déroule en Arctique avec la seule différence que la famille se déplace en kayak.

Si elles ne peuvent être qualifiées d'attaques - les victimes étant déjà mortes - des milliers de personnes victimes de naufrages et de torpillages dans l'Atlantique Nord et le Saint-Laurent – y compris l’Empress of Ireland – depuis des centenaires sont sans doute tombées sous les dents du requin du Groenland alors qu'il plane à quelques centimètres au-dessus de la plaine abyssale en quête de quoi à manger.

Jean-Yves Forest équipé d'une balise satellite qu'il posera sur un requin du Groenland. Photo © Maude Roussel (Tous droits réservés).

Actuellement, peu de recherches sont effectuées sur le requin du Groenland. Au Canada, le GEERG et SRI Canada poursuivent leurs travaux dans l'estuaire du Saint-Laurent et dans le Saguenay. Sur la côte est, le Laboratoire de recherche sur les requins du Canada continue de faire des observations sur les requins capturés par l'industrie de la pêche.

Le GEERG s'intéresse entre autres à la distribution du requin dans le Saint-Laurent et le Saguenay, et aussi au comportement du requin en milieu naturel.

Les opérations en milieu naturel sont très coûteuses et le financement est rare, cette espèce n'ayant pratiquement aucune application commerciale. Le GEERG compte donc sur l'appui de la communauté de plongée, de la population riveraine, des pêcheurs et de nos partenaires et commanditaires.

Opération Skalugsuak (À la recherche du requin du Groenland) - Pat Shannon et John Batt posent devant la cage anti-requin sur la glace pendant un blizzard. Les opérations de plongée sous la glace ont dû être annulées lorsque la température a chutée à -32°C (-50°C avec le facteur vent). Photo © Jeffrey Gallant / GEERG (Tous droits réservés)

Fishery

Brennivin

Dans certains pays, le requin du Groenland est encore pêché commercialement pour son huile. Entre le 19e siècle et 1960, les pêcheurs du Groenland et de l'Islande en capturaient jusqu'à 50 000 annuellement. L'huile contient de la vitamine A et servait aussi à allumer des lampes. La chair n'étant pas comestible dans son état naturel, la carcasse du requin était jetée à l'eau où elle nourrissait d'autres requins.

La chair du requin du Groenland contient une forte concentration d'urée qui la rend insalubre à moins de la traiter selon un procédé long et ardu. Les chiens à traineau qui mangent la chair cru du requin deviennent saouls et peuvent même mourir d'intoxication selon la quantité absorbée.

En Islande, la viande du requin est traitée et coupée en petits cubes. Cet hors-d'oeuvre nommé hakárl (kæstur hákarl) se mange accompagné de l'eau de vie locale, le Brennivín, aussi connu sous le nom de « Mort noire ». Allez, « Cul sec » !

Le hakárl est considéré comme un plat national islandais. Le manger fait preuve de robustesse et de force. La chair est rouge ou blanche. La variété rouge serait plus facile à digérer par les gens affligés d'ulcères.

Pour préparer le hákarl de façon traditionnelle, le requin est sectionné en morceaux et la viande est enfouie sous du gravier pendant 6 à 8 semaines selon la saison. Elle est ensuite suspendue pour sécher dans une grange pendant 2 à 4 mois. Le procédé moderne consiste à presser la viande dans un contenant de plastique perforé.

Du Hakarl suspendu dans une cabane près de Bjarnah, en Islande. Photo de Chris 73 (Creative Commons)

Sable Island

Des recherches effectuées à l'île de Sable, en Nouvelle-Écosse, laissent présager que ce pourrait être un lieu de rassemblement du requin du Groenland et du requin blanc. L'île est un site de mise à bas pour les phoques de la côte est. Or, des carcasses de phoques sont souvent retrouvées présentant les marques d'attaques de requin. Des chercheurs, dont le Dr Chris Harvey-Clark du GEERG, ont effectué des nécropsies sur plusieurs phoques qui confirment la présence d'au moins 2 espèces de requins. Certains ont été déchiquetés par le requin blanc alors que d'autres manquent un bouchon de chair arraché de la couche superficielle de gras, typique d'une morsure de requin du Groenland.

Des centaines de phoques sur une plage de l'Île de Sable. Photo de sleepyorange (Creative Commons)

Pour plus d'infos sur la prédation des requins à l'Île de Sable :
Sable Island Green Horse Society

Relation with Man

Requin du groenland capturé dans le fjord du Saguenay lors de la pêche blanche en 1996. La pêche de ce requin est maintenant interdite. Photo courtoisie Musée du fjord

Contrairement à la culture révérencieuse du Pacifique-Sud, l'Occident n'apprécie guère le requin. S'il est généralement perçu comme une machine à tuer, ce n'est pas le cas du requin du Groenland, du moins, pas auprès de certains pêcheurs qui le nomment dérisoirement « requin de fond » et le croient complètement inoffensif. Pire encore, certains le croient une peste qui détruit leurs engins de pêche et qui contribue à la diminution des stocks de poissons. Malheur au requin qui est pris par ces derniers qui lui coupent la nageoire caudale pour ensuite le rejeter à l'eau vers une morte lente.

La perception générale de la population n'aide pas la situation. Influencés par les films à sensation du type « Les dents de la mer » depuis des décennies, les gens ont bien peu de sympathie pour les squales même si plusieurs sont émerveillés par la bête suspendue à un crochet sur le quai municipal. Qu'on l'aime ou pas, rares sont les animaux qui attirent autant l'attention et qui génèrent autant de fascination. Par ses activités de recherche et de mise en valeur, le GEERG veut renverser cette tendance non fondée et destructrice.

 

Inuit Legend

Femme inuite, circa 1907.

SKALUGSUAK
Le tissu de ce requin a une forte teneur d'urée, ce qui donna naissance à une légende sur son origine : Une vieille femme lava ses cheveux avec de l'urine et les sécha avec un linge. Le linge fut emporté par le vent et tomba dans la mer où il est devenu Skalugsuak, le premier requin du Groenland.

SEDNA
Lorsqu'une jeune Inuk voulut marier un oiseau, son père tua le fiancé et embarqua sa fille dans un kayak pour la jeter à la mer. Lorsqu'elle s'agrippa au kayak, le père lui coupa chacun des doigts afin qu'elle lâche prise. Sedna disparut alors sous l'eau où elle devint la déesse de l'océan. Chacun de ses doigts se transforma en animal marin dont le requin du Groenland. Le requin fut chargé de venger sa déesse et un jour, renversa le kayak du père puis mangea l'homme alors qu'il pêchait. Lorsqu'un Inuk meurt de cette façon, on dit que le requin a été envoyé par Sedna.

Anecdotes

À Terre-Neuve en 1922, les membres d'équipage d'un bateau pris dans la banquise lors de la chasse aux phoques, auraient pêché plus de 30 requins du Groenland en deversant du sang et du gras de phoque dans un trou pratiqué dans la glace. Les requins pris avec des gaffes mesuraient entre 3,7m et 4,9m (12' à 16'). Plusieurs autres récits relatent des expériences semblables.

À l'époque de la chasse aux bélougas dans la région de Bergeronnes, des douzaines de requins du Groenland étaient attirés par le sang et les entrailles des bélougas éventrés gisant sur la batture. Pris à marée basse, ils étaient éventrés à leur tour par les pêcheurs qui prenaient leur foie pour y tirer l'huile. À marée montante, certains requins reprenaient le large sans leur foie où ils mourraient au bout de quelques heures.

VIDEO 1: Montage sensationnel en provenance du Japon montrant l'encornet géant (Humboldt squid), des requins abyssaux (requin sagre ou requin-liche), une chimère et un énorme requin dormeur du Pacifique (Somniosus pacificus).

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Status

COSEPAC

IUCN

Le requin du Groenland ne figure pas sur la liste des espèces menacées du COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada). Toutefois, le nombre de requins habitant le Saint-Laurent et le Saguenay est inconnu.

---------------------------------------------------------

Le requin du Groenland est considéré « quasi menacé » par le IUCN Red List (International Union for the Conservation of Nature and Natural Resources).

Cliquez ICI pour consulter la page du IUCN Red List sur le requin du Groenland.

Benz, G W., Dippenaar, S M., 1998, Putting the Bite on Jaws: Copepods as Enemies of Sharks, Southeast Aquatic Research Institute.

Bigelow, H B., Schroeder, W C., 1953, FISHES OF THE GULF OF MAINE, United States Government Printing Office, Washington.

Borucinska, J. D., Benz G.W., Whiteley, H.E. 1988, Ocular lesions associated with attachment of the parasitic copepod Ommatokoita elongata (Grant) to corneas of Greenland sharks, Somniosus microcephalus (Bloch & Schneider), Journal of Fish Diseases ,21, 415-422.

Caloyianis N., Winter, 2000, Arctic Sharks - Adventures with the Greenland Shark, Ocean Realm.

Gallant J., Harvey-Clark C., Myers R.A., Stokesbury M.J.W., 2006, Sea lamprey (Petromyzon marinus) attached to a Greenland shark (Somniosus microcephalus) in the St. Lawrence Estuary, Canada, Northeastern Naturalist, 13, 35–38.

Harvey-Clark C., Gallant J , Batt J., 2005, Vision and its relationship to novel behaviour in St. Lawrence River Greenland Sharks (Somniosus microcephalus), The Canadian Field-Naturalist, Volume 119, Number 3. (July–Sept 2005).

Homer S., 1984, Jaws IV : Great white shark netted off Maritime tourist beaches, Equinox Magazine. 14, 127-128.

Lineaweaver, T., Backus, R.H. 1970, THE NATURAL HISTORY OF SHARKS, Ed Lyons & Burford.

Martin, R. Aidan., Wallace, Scott., Wallace, COSEWIC Assessment and Status Report on the White Shark Carcharodon carcharias in Canada, COSEWIC COMMITTEE ON THE STATUS OF ENDANGERED WILDLIFE IN CANADA, 2006

Martin, R. Aidan., 2003, Field Guide to the Great White Shark, ReefQuest Centre for Shark Research, Special Publication , 1, 1-185.

Martin, R. Aidan., 1995, SHARK SMART, ed Diving Naturalist Press, Vancouver.


Paccalet, Y., 2003, LA VIE SECRETE DES REQUINS, Ed l'Archipel, Paris.

Pranschke, J. L., 2000, The use of carbon and nitrogen isotope analyses for the determination of carbon source and trophic position of Somniosus microcephalus, Carleton University, Ottawa.

Ridoux V., Hall A.J., Steingrimsson G., Olafsson G., 1998, An Inadvertent Homing Experiment with a Young Ringed Seal, Phoca hispida, Marine Mammal Science, 14, 883-888.

Scott, W.B., Scott M.G., 1988, ATLANTIC FISHES OF CANADA, University of Toronto Press.

Stokesbury M.J.W., Harvey-Clark C., Gallant J., Block B.A., Myers R.A., 2005, Movement and environmental preferences of Greenland sharks (Somniosus microcephalus) electronically tagged in the St. Lawrence Estuary, Canada, Marine Biology.

Templeman, W., 1963, Distribution of Sharks in the Canadian Atlantic, Fisheries Research Board of the Atlantic, Ottawa.

Le naturaliste canadien, Déc. 1960. Université Laval

Les nouvelles du large, (Bulletin no. 7) - GREMM, 18.06.1999

Les nouvelles du large, (Bulletin no. 8) - GREMM, 24.06.1999


COPYRIGHT GEERG 2009 / TOUS DROITS RÉSERVÉS
info@geerg.ca

 

Go to English site



Les dents de l'amer. Ragoût d'ailerons à Martin sur la route.
Alors que la consommation d'ailerons de requins est dénoncée partout dans le monde, Martin Picard et Radio-Canada jugent bon de vous proposer un braisé d’estomac et d’ailerons en Nouvelle-Écosse...

Devrait-on transformer le requin du Groenland en biogaz ?
Une proposition récente émanant du Groenland préconise la transformation de prises accidentelles du requin du Groenland en biogazes...



Jeffrey Gallant devient directeur gérant du Shark Research Institute

Jeffrey Gallant, codirecteur du GEERG, est nommé directeur gérant de l'aile canadienne du Shark Research Institute...



Le GEERG sur Twitter
Le GEERG sur YouTube
Le GEERG sur Facebook

Inscrivez-vous pour recevoir les bulletins et mises à jour du GEERG.

Nom


Courriel


 
 

Copyright © GEERG
Tous droits réservés

Maquette créé par David Beaudet