Jeffrey Gallant, codirecteur du GEERG, vient d'être nominé en tant que directeur gérant de l'aile canadienne du Shark Research Institute.
Le Shark Research Institute (SRI), un organisme de recherche scientifique multidisciplinaire à but non-lucratif 501(c)(3), a été créé afin de soutenir et de poursuivre la recherche ainsi que promouvoir la conservation des requins. Fondé en 1991 à Princeton, au New Jersey, SRI opère des bureaux régionaux au Canada, aux îles Galápagos, au Honduras, au Mexique, en Afrique du Sud, à Taïwan et aux Seychelles. Un nouveau site de collecte de données a aussi été établi en Australie.
SRI collabore avec la communauté scientifique, ainsi qu'avec des individus et organismes concernés par la santé de l'écosystème marin ainsi que par les utilisateurs des ressources marines : les pêcheurs de subsistance, les plongeurs récréatifs et même l'industrie du tourisme. SRI cherche à corriger les perceptions erronées sur les requins afin de mettre fin au massacre annuel de 100 millions de requins. Un des premiers objectifs de SRI est d'attribuer une valeur économique aux requins en tant que ressource renouvelable pour l'industrie de la plongée récréative, tout particulièrement dans les pays sous-développés. Ce faisant, des revenus sont indirectement générés pour les pêcheurs qui autrement tueraient les requins en retour de revenus non renouvelables. Les programmes existants impliquent la télémesure acoustique et satellite, des études comportementales et d'ADN, des campagnes de sensibilisation environnementale, des publications et de l'éducation auprès de la population.
En ce qui concerne le requin du Groenland, SRI soutien les recherches du GEERG qui sont toujours au stade préliminaire.
De dire Jeffrey Gallant, « Bien que ce soit un de nos buts ultimes, il est encore trop tôt pour promouvoir le requin du Groenland en tant que ressource renouvelable pour l'industrie de la plongée récréative. L'espèce n'est observée que depuis 2003 et il s'agit d'un requin et de conditions bien différentes de ce à quoi sont habitués les plongeurs ailleurs dans le monde. Le GEERG poursuivra donc ses recherches sur le comportement du requin du Groenland, ainsi que sur la ou les raisons expliquant sa présence dans la région de Baie-Comeau afin de déterminer de façon concrète le niveau de risque associé à cette espèce pour les plongeurs. » |